Article Le Parisien


Le château de Fontainebleau ainsi que les châteaux de la Loire, en particulier Chambord, demeures de François Ier, cacheraient des secrets cryptés.
C'est la thèse du livre de Didier Coilhac, un autodidacte qui signe « le Secret de François Ier », paru en 2005. Le réalisateur Marc Bielli, 38 ans, a produit et adapté cet essai en tournant un film documentaire dans ces châteaux.
Diplômé en audiovisuel, Marc Bielli se contente de petits boulots en attendant de vivre de sa passion. Installé à Cognac (Charente), il décide de s'intéresser à François Ier, né là en 1494. « A Cognac, on voit les traces de François Ier partout. Je me suis dit que je pouvais facilement réaliser un petit documentaire sur lui dans la ville. Puis j'ai découvert le livre de Didier Coilhac et j'ai voulu l'adapter », raconte-t-il. Pendant près de deux ans, entre deux contrats d'intérim, il parcourt les châteaux de Chambord et de Fontainebleau à la recherche des codes du vainqueur de Marignan.

Deux autres episodes deja en projet
A la manière de «Da Vinci Code » de l'Américain Dan Brown, le film documentaire s'attache à analyser les traces kabbalistiques qu'aurait laissées dans ses châteaux celui qu'on surnomme le Roi Chevalier. « J'ai tout financé moi-même, cela m'a coûté 3 000 € environ, confie-t-il. Une journée de tournage à Fontainebleau peut coûter jusqu'à 1 500 €. « Je me suis fait passer pour un vidéaste amateur… ». S'il a quand même déboursé une cinquantaine d'euros pour une prise dans la salle François-Ier, la majorité des scènes se situent en extérieur, où il pouvait filmer librement. « Si mon film est acheté par une chaîne de télévision, je devrai négocier les droits à l'image avec la Réunion des musées nationaux », précise-t-il. Des discussions sont en cours avec plusieurs chaînes de télévision, mais il est déjà visible sur son site Internet. « Il s'agit de la première partie de cinquante-deux minutes », précise-t-il. La seconde partie est en cours. « J'aimerais aussi réaliser une troisième partie, mais j'attends d'avoir vendu les deux premières », annonce-t- il.


Audrey Martinez
LE PARISIEN édition Seine-et-Marne du 06/05/08